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A Tribute to Sax (mp3)


Terminée le 29 décembre 1993, l’œuvre A Tribute to Sax a été écrite pour commémorer le centième anniversaire de la mort d’Adolphe Sax. C’est en quelque sorte un hommage musical rendu par un saxophoniste dinantais au plus grand des dinantais. Dès le début, le saxophone-solo impose sa virtuosité entraînant l’orchestre dans une écrasante agressivité. Surpris par un tel déploiement d’énergie, le soliste parvient à détendre quelque peu l’atmosphère. Cependant, l’orchestre ne veut pas entendre raison; à nouveau, il déchaîne sa colère. C’en est trop, le saxophone lui répond du tac-au-tac: en quelques mesures, il laisse entendre toutes ses facettes: expression, grave, aigu, sarcasme et virtuosité. A son tour, l’orchestre, quelque peu apaisé,présente ses plans sonores. Tout cela amuse le saxophone. D’autorité, il met fin à ce petit jeu par une cadence qui termine la première partie. On y retrouve l’évocation de tous les éléments vitaux entendus jusqu’à présent. 
Dans la deuxième partie, la paix s’installe, une couleur nouvelle apparaît. Calme et serein, le soliste se superpose à la sonorité du vibraphone avant d’entraîner tout l’orchestre dans la profondeur de son élan. Majestueusement, celui-ci affirme sa plénitude. Avec maturité, il comprend cependant son devoir de réserve et s’efface à nouveau. Sur un ostinato rythmique des cuivres en sourdine, le soliste égraine alors avec fraîcheur des arabesques aux lignes des plus naturelles. L’introduction de la troisième partie permet à l’orchestre de s’exprimer dans une séquence rythmique recherchée. Comme dans le premier mouvement, d’emblée le saxophone étale son étonnante virtuosité. Intimidé l’orchestre réduit son accompagnement à la plus simple expression Après une courte cadence, l’orchestre lance une dernière tentative dans une marche énergique. Sournois, le saxophone domine puis abandonne l’orchestre avant d’abuser de son charme pour l’entraîner dans un redoutable accelerando traité en fugue. Pour préparer la fin, le soliste choisira cependant la douceur. L’orchestre quant à lui, répète avec insistance les deux accords qui débutaient l’œuvre. 
A tribute to Sax est dédié à Monsieur François Daneels, fondateur de l’école belge de saxophone, professeur et prédécesseur d’Alain Crepin au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles.

DUREE

EDITEUR

 DEGRE

10'55"

Lemoine

 5

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